Warning: settype() expects parameter 2 to be string, array given in /home/mochb/public_html/header.php on line 88 Grippe aviaire: une pandémie pourrait coûter 3% du PNB mondial - NewsDoc - Cours de médecine / annonces gratuites
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Grippe aviaire: une pandémie pourrait coûter 3% du PNB mondial
Écrit par Yazid. Posté le Lundi 18 septembre 2006 @ 23:51:58 par newsdoc
SINGAPOUR (AFP) - Une pandémie sévère de grippe aviaire demeure un "risque réel", qui pourrait coûter à la planète plus de 3% de son produit national brut, a mis en garde dimanche un responsable de la Banque mondiale, Jim Adams.
"Nous estimons qu'une pandémie sévère pourrait coûter plus de 3% du Produit national brut de l'économie mondiale" en raison de son impact sur le commerce et l'activité économique, a indiqué M. Adams, responsable du programme Grippe aviaire à la Banque mondiale.
Cela représenterait un coût "certainement supérieur à un millier de milliards, peut-être deux dans le pire des cas", a-t-il ajouté lors d'un point presse en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque à Singapour.
La grippe aviaire a rapidement étendu son emprise ces derniers mois, se manifestant désormais en Asie du sud, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Jusqu'ici 144 personnes y ont succombé sur 244 cas d'infections constatés dans dix pays, a-t-il dit.
Pratiquement toutes avaient été en contact avec de la volaille, selon lui.
"Je pense que nous avons eu beaucoup de chance que les infections demeurent assez rares, dans la mesure où des millions de gens peuvent avoir été exposés au H5N1", le virus aviaire hautement pathogène à l'origine de l'épizootie, a-t-il souligné.
La communauté internationale s'est mobilisée face à la menace, et a promis près de 2 milliards de dollars lors de la conférence internationale de Pékin début 2006. Sur cette somme "près de 1,2 milliard de dollars ont été alloués" aux programmes de lutte contre le virus dans les pays en développement, a rappelé M. Adams, se félicitant du "net changement de comportement" constaté chez les pays donateurs.
Se voyant demander dans quelle mesure la lutte contre la maladie et les préparations à une éventuelle pandémie étaient sous-financées, il a répondu que "dans l'ensemble, nous avons été impressionnés par la réponse internationale", estimant qu'"une bonne proportion des engagements généraux a été respectée".
Il s'est toutefois dit "inquiet", en premier lieu au sujet du continent africain, où la maladie s'est répandue plus vite que prévu: "nous craignons de ne pas avoir accès au même niveau de ressources que pour l'Asie du Sud-Est et l'Europe de l'Est, et je pense que cela est un problème", a-t-il dit.
L'autre sujet de préoccupation est l'allocation à l'OMS de moyens suffisants pour la gestion des crises urgentes, a-t-il dit.
Le coordinateur des Nations unies pour la lutte contre la pandémie, David Nabarro, a de son côté insisté sur la nécessité pour les gouvernements d'être prêts à voir le virus se transmettre à l'homme.
Pour l'heure, il ne se transmet pas de manière systématique d'homme à homme, a-t-il relevé. Mais si c'était le cas, les gouvernements devraient être prêts à mettre en oeuvre des stratégies pour le "contenir" et s'assurer "que les économies, la sécurité et les système d'aide peuvent continuer à fonctionner malgré la pandémie".